mardi 17 mai 2011

Sukhotai et Phitsanulok


    Nous sommes a Sukhotai pour deux raisons :
1. Parce que c'est à mi-chemin dans la route vers Chiang-Mai
2. Parce que la vieille ville est classée au patrimoine mondial de l'Unesco

Un tuk-tuk nous attend devant la guesthouse pour nous emmener voir les temples en ruines de la vieille ville où il nous laisse à l'entrée. Nous louons des vélos parce que le site est grand. Durant alors 4 heures, nous le parcourons, admirant les différents vestiges, tous plus impressionnants les uns que les autres. Bien sûr nous ne pouvons pas nous éterniser sur place puisque nous pédalons sous les soleil assommant, et au bout de 4 heures à dégouliner, nous n'en pouvons plus. Nous devons aussi nous rendre à Phitsanulok pour prendre un train vers Chiang Mai, et si nous voulons arriver à Chiang Mai ce soir, nous devons nous depecher.

Que nenni ! Arrivées à Phitsanulok, nous apprenons qu'il n'y a pas de train avant 23h45. Ca sera donc train de nuit et donc, pas de grasse mat' prévue ni de grand lit dans une maison en bois. En plus, il est 17 heures, nous avons sept heures à tuer. Comment combler ces 7 heures dans une ville qui ne fait qu'une demi page dans le guide du routard?
Allons manger et nous serons mieux à même de décider, le ventre plein. Nous nous installons dans une échoppe recommandée par le guide du routard, et plus notre estomac se remplit, plus notre programme se précise. Et si on allait se faire une manicure/pédicure ? Et si on allait se faire masser ? Et si on faisait les deux ? Notre guide propose un endroit pour se faire masser mais pas de manicure à l'horizon. C'est alors que nous passons devant un salon de coiffure, on a qu'à demander. Avec un baragouinage franco-english-thai-gestes, on leur fait comprendre ce que nous cherchons. A peine notre requete exprimée que l'on nous installe sur des fauteuils et que deux coiffeuses se mettent à l'oeuvre avec chacune d'entre nous. Une pour les mains, une pour les pieds. Elles se mettent à nous laver pieds et main, elles frottent, récurent, enduisent de crème, coupent, polissent, jusqu'à ce que nous brillions du bout des ongles.

Quand nous sortons du salon de coiffure, il fait déjà nuit, et pire, il pleut. Toutes légèrement vêtues, nous faisons moins les malignes, et nous ne voulons en aucun cas abimer notre manucure !
Le vent hérisse mes poils, la pluie me glace le dos. Objectif suivant : acheter un parapluie. C'est cool parce que nous nous trouvons à ce moment même devant un magasin qui vend un peu de tout. Nous savons pas vraiment si le magasin est encore ouvert, mais quand nous demandons au petit vieux s'il a des "umbrellas", il nous indique de le suivre à l'intérieur. Les parapluies sont immenses et sont tous attachés les uns aux autres. Impossible de les détacher. Bon, on veut bien des cirés sinon. Hop, c'est chose faite, le petit vieux, nous donne ce que nous recherchons. Un vert foncé pour Alicia, un argenté pour moi.  Le temps qu'on paye, le petit vieux nous a déjà offert deux mangues et veut bien prendre une photo de nous, belles que nous sommes avec nos cirés. Alicia s'empresse de fourrer les mangues dans mon sac, qui, déjà en surpoids, lâche evidemment. C'est pas grave, on en trouvera un plus tard. Et elle ajoute, alors que nous repartons : "J'ai l'impression d'être un geek et que toi, tu vas marcher sur la lune".

Nous voilà reparties sous la pluie, mais cette fois-ci avec nos cirés, avec un nouvel objectif : trouver le salon de massage conseillé par le guide du routard. C'est censé être sur un bateau sur la rivière de l'autre côté du pont. Je fais confiance à Alicia qui a l'air de savoir se repérer dans cette ville. Ah oui, ça doit être ici, il y a écrit Thai Massage, et c'est sur un bateau. Lorsque nous nous engageons sur le pont, un sourire est affché sur nos visages. On va avoir un bon massage, après l'effort, le réconfort. Mais ce n'est pas le cas des personnes s'occupant du salon de massage. Désolé, c'est fermé, nous répondent-ils. Non, non, ce n'est pas possible, ça doit être ouvert. Alors on fait les yeux doux, on se met à genoux, on négocie. Ok pour un massage des pieds nous répond  celle qui ressemble à la patronne. Un massage des pieds d'une heure, ça me va très bien. Et voilà que nous sommes reparties à nous faire pouponner, allongées l'une à côté de l'autre sur un transat, avec un masseur aux petits soins, l'air de la rivière, et un peu de musique jazzy sur laquelle nous chantonnons, entre deux caresses autour des orteils. Alors, Bagpackeuses = kiffeuses ?

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