dimanche 13 février 2011

Clara fait de la physique-chimie

10 Janvier 2011
Non, je ne suis pas en train de vous vendre le nouveau concept d’histoires pour enfants style Martine à la plage ou Caroline chez les liliputiens…quoique ! Je suis sûre que ça pourrait marcher…

Une petite précision avant de me lancer dans le vif du sujet. Je ne pensais pas qu’un jour apparaîtrait le mot suivant sur mon blog : physique-chimie. Physique, à la rigueur, s’il s’agit de la description du physique d’une créature de rêve masculine invraisemblable ; Chimie aussi si un jour, par hasard, il m’arrive de parler d’alchimie entre deux personnes…

…mais physique-chimie, qui l’eût cru ?

Personne, je pense. A commencer par moi ! Ceux qui me connaissent savent que je n’ai jamais été forte en physique-chimie. Si on me dit physique-chimie, les trois premiers mots qui me viennent à l’esprit sont : équation-bilan, tube à essai et électricité ! Pas mal pour quelqu’un qui est nul !

J’ai quand même demandé à mon frère hier : Y a pas une loi physique qui étudie le rapprochement des corps ?
- Oui, c’est la loi de l’attraction universelle, plus connue sous le nom de loi de la gravitation
- Ah oui Newton, c’est vrai !

Ni une, ni deux. Je file sur Wikipédia et tente de comprendre comment, aux niveaux physique et chimique, deux corps humains peuvent se rapprocher. Beaucoup plus intéressant !

13 Février 2011
Finalement, après avoir tenté pendant un mois de comprendre la formule Newtonnienne pour l’appliquer à l’attraction des corps humains, je me rends compte que c’est peine perdue. Pas que mon niveau en physique-chimie m’en empêche. Non pas du tout.

La conclusion au problème : mon questionnement est trop complexe pour cette discipline. Je ne perds pourtant pas espoir quant à une  future loi biopsychosophique portant mon nom.

jeudi 27 janvier 2011

How I met...50 reasons to have s°°!

En attendant avec impatience la reprise de How I met your mother, j'ai décidé de revenir sur les épisodes qui ont marqué la série. Parmi eux, The Naked Man, Saison 4 - Episode 9, un des classiques de la série. 
Peut-on coucher avec une personne juste parce qu'elle s'est mise nue? 
Pour Marshall, on ne fait l'amour que par amour. Mais ses amis, qui ne sont pas du même avis, décident de lister 50 raisons.
1 – Parce que tu n’arrives pas a dormir
2Sexe de réconciliation
3 – Sexe de rupture
4 – Un(e) ami(e) t’as parlé d’une nouvelle position

5 – Vengeance
6 – Pour se consoler
7 – En échange d’un toit
8 – Rien de bien à la télé
9 – Parce que tu es dans un hotel
10 – Curiosité
11 – Il pleut
12 – C’est la mi-temps
13 – Régime /Exercices
14 – Fêter une récente perte de poids
15 – Tu as finalement la chance de montrer a ton lit d’enfance un peu d’action
16 – Bal de fin d’année
17 – Vous êtes déjà à leur place et vous ne voulez pas avoir a déplacer votre voiture
18 – Montrer ta nouvelle lingerie
19 – Célébrer la victoire de votre équipe préférée et /ou candidat politique
20 – La chance de le faire dans un endroit spécifique (Ex : un avion, Burger King, la salle de bain)
21 – Pour prouver que ton couple n’est pas dans une routine
22 – Stress
23 – Tu viens de t’épiler les jambes
24 – Tu as oublié d’acheter un cadeau d’anniversaire
25 –  « Let’s get it on » de Marvin Gaye passe à la radio
26 – Célébrer la joie de vivre après une expérience proche de la mort
27 – Ta seule chance avec une célébrité
28 – Le temps d’un oeuf
29 – Prétexte pour ne pas nettoyer, étudier, ou n’importe quel autre travail
30 – Elle veut le faire
31 – Il fait froid dehors
32 – Egayer quelqu’un, par pitié
33 – Se maintenir au niveau des voisins
34 – Ton coloc’ n’est pas là et tu peux le faire sur le canapé
35 – Un rapport TRES protégé pour célébrer le fait que tu n’es pas enceinte
36 – Pour pratiquer
37 – Ils ont de l’air conditionné et toi non
38 – Parce que tu n’as pas encore eu de relation sexuelle avec une personne qui venait de ce pays
39 – Putain, vos mollets sont beaux dans ce short (Voir HIMYM pour comprendre)
40 – Appeler ou texter la mauvaise personne mais elle était d’accord quoiqu’il en soit
41 – Parce que elle ressemble a ta cousine super sexy
42 – Emménager dans un nouvel appartement
43 – Parce qu’il/elle te dit qu’il/elle t’aime mais tu n’est pas prêt a répondre en retour
44 – Le copilote qui saute sur la grenade d’un ami
45 – Les préservatifs vont périmer
46 – Ça devient un peu dur
47 – Sur un malentendu (Cheetos sexe, voir l'épisode)
48 – Pour renforcer une bonne hygiène (Rasage, brossage de dents etc)
49 – Pour changer de sujet
50 - l'AMOUR

jeudi 13 janvier 2011

Le mot du jour 1 : SOLDES

n. masc. plur.
Fléau de courte durée qui se répand très vite, à raison de deux fois par an dans le monde entier. Il touche principalement la gente féminine mais les hommes peuvent également être contaminés. Après la grippe saisonnière, les soldes apparaissent dans le peloton de tête des maladies du mois de janvier. 


A la différence de la grippe, qui affaiblit le corps, cette maladie aux symptômes très précis, modifie le comportement humain en le rendant beaucoup plus dynamique. Cris de joie, stress permanent, angoisse intérieure, fièvre acheteuse, impatience, pulsions en tout genre, tremblote, attitudes animales pour surgir entre deux portants comme l'aurait fait une panthère dans la jungle, rugir comme une lionne affamée et arracher telle une hyène l’habit tant désiré tenu par une autre hyène.


Ainsi, il n’est pas rare de voir des personnes adapter leur quotidien à cette maladie : heures de travail plus flexibles, pauses déjeuner plus longues, ou perte de toute notion du temps. Parfois, on les retrouve à 23h, paumées dans la rue, les bras chargés de sacs, à la recherche d’un magasin qui serait encore ouvert…



Ceux qui en sont atteint n’en souffrent pas mais leur entourage peut en ressentir les maux. Famine, comptes en banque vidés, et nouvelle décoration intérieure qui  ne se résume plus qu’à un amas de sacs et de vêtements de toutes formes et couleurs.

Cette maladie n’est donc pas si grave mais elle reste incurable. En effet, si vous l’attrapez, vous ne pourrez pas en guérir. Chaque saison, elle vous frappera et vous devrez faire preuve de volonté pour qu’elle ne ravage pas votre vie sociale. A l'heure, il n'existe pas encore de vaccin ou de centres de "désintoxication", mais la création d'un médicament n'est plus très loin.

lundi 10 janvier 2011

J'ai toujours rêvé d'être amie avec mes voisins !

Les voisins, c’est comme la famille : on les choisit pas. Et, comme la famille, on peut espérer tomber sur des gens sympas. Des gens, avec qui il est cool de cohabiter, avec qui l’on s’entend bien, avec qui l’on n’a pas de différends, avec qui l’on peut même partager certains moments de la vie de tous les jours. C’est comme la famille, je l’avais bien dit. Un voisinage pour moi, c’est un peu comme une grande famille, et c’est pour cette raison que j’ai toujours rêvé d’être amie avec mes voisins.

Je ne pourrais pas déterminer si mon rêve de gosse est dû à l’influence de mes lectures de l’époque (Cœur Grenadine et autres histoires d’amour débiles) ou à mon caractère de vouloir connaître tout le monde. En tous cas, je me souviens que dés mes 11 ans (l’âge où on commence à ouvrir les yeux), j’avais envie d’avoir une copine ou un copain dans mon immeuble. J’imaginais une meilleure amie chez qui je passerais toutes mes après-midi libres, avec qui ce serait ‘A la vie, à la mort’. Ou j’imaginais même un petit copain secret avec qui je pourrais me cacher dans les escaliers. Une vie, dont toutes les ados rêvent !

J’ai eu l’occasion de fréquenter mes voisins, mais ça n’a jamais été comme je l’avais rêvé. Pour commencer, je n’ai jamais eu le même âge que mes voisins. Soit les enfants étaient plus jeunes que moi, soit il n’y avait que des adultes et des couples de retraités. Je pense que la personne de qui nous étions la plus proche était la doyenne de l’immeuble, Mme R., 90 ans, chez qui nous allions manger des gâteaux polonais.

Il y a bien eu Basile, qui était à l’école avec ma sœur, chez qui nous allions jouer de temps en temps, mais il s’entendait surtout avec mon frère. Je me rappelle que nous nous amusions à effrayer sa petite sœur ou à faire courir le lapin nain dans les escaliers de l’immeuble…jusqu’à ce qu’une des voisines nous hurle dessus et nous n’avons plus osé recommencer. Les après-midi avec Basile, c’était fini.

Il y a eu aussi Benjamin, mon amour caché de 6e. Il n’habitait pas dans mon immeuble. Mieux : la fenêtre de la chambre de mes parents donnaient sur sa chambre. Alors, on se faisait coucou de chambre à chambre. J’avais même imaginé construire une passerelle qui relierait les deux chambres l’une à l’autre, bien qu’il habitait au 3e étage, alors que nous étions au 1er. Là aussi, ça n’a pas duré. Un jour, ma grand-mère nous a découvert (ma sœur, ma cousine et moi même). Qu’est-ce que c’est que ces manières ? Ca ne va pas de faire coucou aux garçons ! Benjamin aussi, c’était fini.

Il y a donc bien eu quelques moments sympas, mais il n’ont jamais été aussi intenses que je l’imaginais. Je ne sais pas pourquoi, mais je suis attachée à la vie d’un immeuble, aux relations entre les voisins. On fait des rencontres n’importe où, alors pourquoi pas sur son lieu d’habitation ?
Ca fait déjà au moins un point en commun. J’aime bien l’idée de pouvoir s’entraider entre voisins, de pouvoir sonner à leur porte à la moindre occasion, et qu'ils osent faire de même à la mienne.  Je me suis toujours bien entendue avec mes voisins, mais il n’y a jamais eu d’esprit de « colocation géante » dans l'immeuble.

Jusqu’au jour où…

mercredi 5 janvier 2011

Triche or treat ?

Pendant mes crises de phobie scolaire, quand il m’est impossible d’aller en cours, je traîne au Starbucks en bas de chez moi. J’avoue que c’est assez pratique d’aller m’y installer soit pour travailler, soit pour écrire ou même pour regarder un film. De temps en temps, je reste juste à écouter les lycéennes qui vont y traîner en bande. Aujourd’hui est un grand jour.

A ma gauche, il y a une grande table en bois de 8 places au dessus de laquelle se trouve une lampe suspendue au plafond qui éclaire la surface entière de travail. Une bande de filles y est installée et font leurs devoirs sagement. A ma droite, une autre bande de filles beaucoup plus extraverties se racontent potins de promo, histoires de triche et anecdotes d’école buissonnière. Je ris sous ma cape. Les moyens de triche n’ont pas évolué d’un poil malgré le développement des nouvelles technologies.

Au collège et au lycée, la triche, c’était à la guerre comme à la guerre. Cahier sur les genoux, pochette transparente laissée comme par hasard sur la table, échange de réponses avec les voisins, copiage, antisèches dans les poches et les trousses…

Bien sûr, il y avait les geek-bricoleurs-tricheurs qui rivalisaient de créativité pour créer leurs antisèches. Ils passaient plus de temps à les fabriquer qu’ils n’en auraient mis pour apprendre leur leçon. Il y avait les étiquettes de tipp-ex, colle ou autre, fabriquées artisanalement, avec à la place des éléments de fabrication des outils de travail, les quelques points à retenir pour le contrôle. Certains allaient même jusqu’à acheter une montre pourrie et remplacer le cadran pas un rouleau sur lequel ils écrivaient leurs cours. Ils n’avaient plus qu’ à dérouler le contenu grâce à la mollette sur le côté. Je me souviens qu’une fois, ma sœur avait fabriqué (sur les conseils d’un site internet de triche), un système permettant de fixer sous la table son cours de manière à pouvoir le regarder dés qu’elle avait un trou de mémoire, puis à le cacher dés que la prof commençait à faire des rondes. Du ni vu-ni connu.

Je suis d’ailleurs allée faire un tour récemment sur un de ses sites. Pas que je n’aie besoin d’idées ludiques pour tricher en cours, mais c’était dans le but de découvrir jusqu’où peuvent aller les collégiens/lycéens pour tricher. Plein de sites sont consacrés à la triche en contrôle. Impressionnant !

Au lycée, je n’ai quasiment jamais triché. Pour la bonne et unique raison que je ne sais pas tricher. Un jour, au lycée, j’ai passé plus de temps à essayer de sortir mon cours de mon sac, qu’à essayer de réfléchir au sujet donné en dissertation d’économie. Résultat : 5/20 à mon devoir. J’étais en première, et j’avais plus que tout peur de l’autorité des surveillants et de la direction. Je ne suis pas du tout l’élève parfaite, mais la triche et moi, au lycée ce n’était pas possible. Les rares fois où j’ai triché, c’est pour des matières où les profs étaient inoffensifs.

Dans le supérieur, je me suis un peu plus durcie. La rude compétition entre les uns et les autres, nous rend plus fort, dans tous les domaines, notamment en contrôle face au pouvoir des surveillants. Ce n’est pas pour autant que je suis devenue une pro de la triche. La dernière fois que j’ai essayé de tricher, avec mon téléphone portable, mon cœur battait tellement fort de peur que j’ai limite cru qu’il allait sortir de mon corps.

Les filles à côté de moi continuent de piailler sur la triche. En histoire : Il est passé à côté de moi, et a vu mon cahier sur les genoux. « Mais que fais-tu avec ton cahier sur les genoux, Laura ? » - Euh, c’était comme ça, au cas où, ça me rassure. – OK.

Le bon vieux temps.

Si vous cherchez à tester des nouvelles astuces de tricherie, n'hésitez pas à aller faire un tour sur web-tricheur ou à taper sur google "tricher en cours". Vous serez surpris des idées de tricheurs confirmés !

Et vous? Quelles sont vos astuces pour tricher en cours?

lundi 3 janvier 2011

Weeds, c'est de la bonne...

...série !!

C'est même d'ailleurs de la très très bonne. A ce jour, je considère que c'est la meilleure série télévisée parmi toutes celles que j'ai pues voir. 

Pourquoi commencer? 

1. Un format agréable - 25 min par épisode
Assez long pour qu'il se passe des choses; assez court pour ne pas s'ennuyer.

2. Une histoire linéaire
Chaque nouvelle saison est différente de la précédente. L'histoire ne se répète pas, l'intrigue avance réellement.

3. Des personnages atypiques
A commencer par le personnage principal, Nancy Botwin, veuve, mère de deux enfants, aux amants multiples, qui se lance dans le deal de cannabis pour subvenir aux besoins de sa famille après la mort de son mari. Elle n'aurait pas pu trouver une autre activité??

Andy Botwin : beau-frère de Nancy, oncle cool, qui débarque dans la série pour aider Nancy dans sa vie. Il va tantôt s'engager dans une école rabbinique pour échapper au service militaire, puis devenir cuisinier sur le tournage d'un film pornographique, et aussi acteur (raté) de ce film pornographique. A un moment, il sera même passeur entre le Mexique et les Etats-Unis. 

Le dernier fils Botwin, Shane, perturbé parle à son père, alors décédé. Découvrez l'évolution de ce personnage dans les saisons suivantes.

Celia Hodes, est au début de la série la meilleure amie de Nancy. Elle est obsédée par son image personnelle et a honte de sa fille de 14 ans, Isabelle, homosexuelle et en surpoids.

Doug Wilson : conseiller et comptable de la ville qui finit par se retrouver en looser fini.

4. Sujet choc
...et peu commun traité de manière très comique !

Bonus : la bande son, notamment le générique, repris aux saisons 2 et 3, par un artiste différent à chaque épisode.
Little Boxes - Malvina Reynolds - 1962


Et vous? Avez-vous vu Weeds? Qu'en avez-vous pensé?
Quelle est votre série TV préférée?

vendredi 31 décembre 2010

Clara et ses copines souffle sa première bougie

Avec un jour de retard, le blog CLARA ET SES COPINES se souhaite un joyeux anniversaire. Ca commence bien !

Retour sur une année mouvementée

Quand j'ai commencé ce blog, je ne savais pas du tout où j'allais. Il est vrai, que j'avais l'idée de créer un blog depuis un certain temps, mais sa concrétisation n'arrivait pas. Et puis, en plein milieu d'une nuit, je me suis lancée, telle une débutante avec ses espoirs et ses peurs. Dés le lendemain, je recevais de nombreux commentaires d'encouragement.

Si mon blog ne passionne pas des milliers de lecteurs, je sais qu'aujourd'hui (merci google analytics), j'ai un petit public, qui me lit, me soutient et m'encourage à écrire toujours plus. Je remercie d'ailleurs ceux qui ont contribué à faire vivre ce blog et notamment les personnes qui y ont signé un article - Beckie, Margot B., et Mat'.

Après un an d'écriture, je ne sais toujours pas où je vais. En même temps, si on sait où on va, c'est plus très drôle. Bref, ce que je sais, c'est que je veux continuer à écrire. Bien sûr en un an, il y a eu des mauvais articles, certains inintéressants ou bâclés, d'autres un peu plus polémiques.  Mais il y a eu ceux aussi qui ont fait "vibrer" mes lecteurs parce qu'ils ont pu se retrouver dans des anecdotes, concepts, faits décrits (Clara, la fille qui lie et rapproche les âmes). 

En un an, j'ai reçu des commentaires tels que :"Pourquoi écris-tu ce blog?" (= On s'en fout, c'est nul). Tout simplement parce que je souhaite partager. Ca peut être une opinion, une information, un bon plan, ou même une expérience, du vécu. Et à travers un blog, on découvre parfois une autre vision du monde, de la vie, du ressenti, de la manière d'écrire, celle d'agir, celle d'être. 

Je pense que l'on peut saisir des bouts d'une personne (n'essayez pas d'imaginer ce que peuvent être des bouts de personne...) par la contemplation de son oeuvre (oulà, ça devient trop philosophique par ici). La façon de jouer d'un instrument peut indiquer sur sa sensibilité, la façon de dessiner permet d'examiner sa vision de la vie, etc. Après, il ne faut pas croire tout ce à quoi l'on a accès. Sachez que vous ne pourrez pas me connaître (avec un grand C) en me lisant. Vous verrez ma façade, et pourrez visiter quelques pièces mais certaines resteront toujours fermées à clé (là on est dans le registre cucul-la- praline). Vous ne pourrez pas me cerner. Mais vous aurez la possibilité de vous promener avec moi, et c'est déjà beaucoup!

Sur ce, je vous souhaite, mes chers lecteurs, de rentrer dans l'année 2011 dans la bonne humeur et je suis sûre que le reste suivra naturellement !

A l'année prochaine (je suis pertinente ce soir) pour de nouvelles aventures !

jeudi 30 décembre 2010

Quand je danse, je danse, quand je dors, je dors

Il est encore 6:55 du matin et je suis toujours éveillée. Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit. J’espère que ni mon père, ni ma mère ne tombera sur cet article, sinon je vais avoir droit aux traditionnels : 
- Si tu veux dormir, fais du sport 
Si tu veux dormir, range ta chambre, comment peut-on dormir dans une chambre si bordélique !
- Si tu veux dormir la nuit, réveille toi tôt le matin et ne fais pas de sieste 
- Si tu veux dormir, pas d’ordinateur le soir, et prend un livre

A vrai dire, je n’ai même pas essayé de suivre leurs conseils, du moins, pas à long terme. J’entends déjà mes parents. Non mais ça ne va pas du tout, on va aller voir un médecin, quelqu’un qui rééduque ton sommeil. Mon frère (4e année de médecine) m’a quand même dit : Ton problème, ce n’est pas que tu es déréglée, c’est que tu n’as même plus d’horloge biologique. Vous croyez que c’est grave ?

Autour de moi, tout le monde est au courant de mes « problèmes » de sommeil. Soit je me couche trop tôt (et me réveille en pleine nuit), soit je me couche trop tard (et me réveille avant la tombée de la nuit).

J’ai essayé d’analyser (à défaut d’essayer de dormir) ce qui ne va pas, et je pense avoir trouvé la source du problème. Cette source est liée à un des traits de ma personnalité : je ne sais pas m’arrêter. Disons que quand je suis éveillée, il m’en faut beaucoup pour me coucher, parce que je suis trop concentrée sur ce que je suis en train de faire. Quand me vient l’envie de dormir, et que je dors profondément, là aussi je ne sais pas m’arrêter. Il me faut plusieurs réveils (ma mère, mon frère, ma grand mère, les 18 sonneries de mon téléphone portable) pour me sortir des bras de Morphée.  C’est juste que quand je fais quelque chose, j’y vais à fond. Dois-je stopper au plus vite ce rythme de vie?

Et vous? Quel est votre rythme quotidien?

mercredi 8 décembre 2010

Un cours de danse pas comme les autres


Qui n’a jamais rêvé de se prendre pour une danseuse de cabaret, tournicotant autour d’une barre verticale, de manière sensuelle?

Avouez-le, je suis sûre que vous vous entraînez dans votre chambre, seule, le soir, secrètement, les volets fermés…  

Le 21 octobre, j'ai eu l'occasion de participer à une initiation au pôle dance, et ce pendant une heure.  En quête d’activités originales, je n’ai pas hésité une seconde pour aller tester le cours proposé. Voici mon reportage.


J’ai toujours voulu tester les cours de pôle dance. Mais seule, il faut oser. En plus, un cours coûte 35 € généralement. Je n’ai donc jamais eu l’occasion d’essayer cette danse/gym, mis à part en soirée, tentant de reproduire n’importe comment des mouvements repérés dans des scènes de films.  Le pôle dance commence à se développer doucement. Il n’est plus seulement considéré comme LA danse des strip-teaseuses, mais réellement comme un art/sport dansant que de plus en plus de danseuses de cabaret et de cirque adoptent. Dans les clubs de New York, les shows de pole dance sont très en vogue et les New-Yorkaises ont préféré troquer leur cour de yoga hebdomadaire contre ce type de danse. 

C’est donc pourquoi j’ai choisi de faire comme mes semblables d'outre-atlantique, en essayant ce cours tout en sachant qu’ « ils sont très pro », comme me l’avait raconté une amie.
  
Jeudi 21 Octobre – 18h55
Nous arrivons – une dizaine de filles qui ont souhaité rester dans l’anonymat et moi-même – devant un immeuble qui ne paye pas de mine, mais pourtant quand nous accédons au centre de danse, à l’intérieur, nous sommes dans un autre monde. En effet, des tenues vestimentaires adaptées au pôle dance sont suspendues le long des murs : chaussures à très très hauts talons, corsets, sous-vêtements, bas…Ca va du sexy au très vulgaire. J’ai l’impression d’être dans un magasin de déguisements et le sourire que j’esquisse discrètement à mes camarades veut tout dire : on va bien s’amuser !
  
La salle de danse se situe au sous-sol. Mais avant tout, il faut se préparer. Pas le droit aux collants, sinon ça glisse, donc pour information, ça sera short-jambes nues-talons. C’est le trio gagnant, nous explique la prof, elle même hissée sur des talons vertigineux, et vêtue d’un short qui ne recouvre que le strict minimum. 
Avant d’entrer dans le vif du sujet, quelques échauffements. Habituée à des échauffements plus sérieux, je ne peux, à ce moment là, m’empêcher de pouffer. Les échauffements se résument à de rapides mouvements des parties du corps : tête, dos, bras, jambes, bassin ainsi que les articulations des pieds et des mains. Toute façon, je suis pressée d’apprendre les figures du pole dance.
  
C’est ici que tout devient intéressant. Ce qui est bien, c’est que  nous sommes peu dans le cours, donc nous disposons chacune d’une barre verticale. Première figure : la prof nous montre d’abord le tout puis nous explique chacune des étapes, pas à pas pour y parvenir. Elle commence à marcher, tenant d’une main la barre (un peu plus haut que sa tête), tourne autour quand soudain elle se lance, légère comme une plume, et finit de tourner le corps enroulé autour de la barre. C’est à vous maintenant. Ca a l’air facile comme ça ! Mais ce n’est qu’une illusion ! Tant bien que mal, nous nous agrippons à la barre, nous tirons sur nos bras, nous forçons sur nos jambes, mais rien n’y fait, nous sommes toutes incapables de reproduire le mouvement. Au bout de quelques minutes, certaines d’entre nous parviennent à faire quelque chose de similaire, mais ce n’est pas mon cas. Tant pis, je me réserve pour la suite.  

Deuxième figure : très différente de la première. On commence dos à la barre et on doit attraper la barre avec la jambe la plus proche de la barre, puis se laisser tourner jusqu’en bas. Sur le moment, celle-ci a l’air plus compliquée et finalement elle demande moins d’effort physique. Peut-être plus de concentration, mais nous parvenons toutes à la réaliser. Du coup, aucune de nous ne veut s’arrêter de tourner, fière d’avoir réussi.  
Puis le cours continue à ce rythme-là. On apprend deux autres figures, et notre apprentissage se fait avec des hauts et des bas, mais dans l’ensemble nous passons un moment très sympathique. 

Avant de finir, la prof nous explique que le pôle dance ne consiste pas seulement à réaliser des figures autour d’une barre et que c’est aussi une activité qui  se déroule à terre, en tant que danse sensuelle. Et oui ! Comment enchaîne – t – on les différentes figures ? Par des transitions. Et voici que nous commençons à nous trémousser debout, assises ou mêmes allongées, réalisant des cercles avec nos jambes, ou des mouvements ciselés. Et vas-y que je me relève, balance mes cheveux de chaque côté, me cambre, descendant doucement le bras le long de mon corps. Les transitions doivent être nuancées, parfois très douces et légères, d’autres beaucoup plus agressives, façon tigresse. 

Le meilleur moment est quand même celui où la prof allume sa chaîne hi-fi et que la voix de britney spears retentit.  Nous devons refaire le dernier enchaînement de transitions sur You Want a Piece of Me. C’est notre dernière occasion de nous lâcher !

A l’issue du cours, nous avons droit à un carré de chocolat et une bouteille d’eau histoire de reprendre quelques forces. Puis tout en nous changeant, nous ne pouvons pas nous empêcher de déjà débriefer pour revenir sur les moments forts du cours.  

Désormais, nous pouvons jouer aux belles en soirée pour rendre vertes de jalousies nos amies, et pour rendre fous nos copains.

En attendant, nous pouvons toujours nous entraîner dans le métro, durant les heures creuses..  

mardi 7 décembre 2010

Un souvenir

Êtes-vous des rêveurs?
Aimez-vous voyager dans le temps, dans l'espace à travers des associations d'idées ou même des souvenirs?

Alors vous avez sûrement remarqué que les souvenirs apparaissent toujours de manière différente dans votre esprit. Ils peuvent surgir à la demande d'autrui, ou involontairement à tout moment. En écoutant une musique, en se promenant dans la rue, en travaillant. N'importe quand. Ils arrivent sans prévenir. Parfois, c'est juste une image, comme un flash. D'autres fois, ce sont des paroles, une anecdote. Et puis, quand vous vous arrêtez sur ce souvenir, vous pouvez l'explorer en profondeur. Vous n'êtes plus dans votre chambre, vous remémorant des moments passés, mais bel et bien à l'endroit où a lieu votre souvenir. 

Je suis à New York, dans les Heights, on est en 2006. Je sais pas comment j'ai débarqué ici, mais j'y suis. C'est le mois de juillet, et  avec Margot B. nous rentrons chez nous. On vient de sortir du métro à la 181 (oui c'est assez haut, mais je vous jure, on s'y fait), et on s'apprête à tourner à la 183, notre rue. Il fait chaud. Il est environ 20h. On sent que le tonnerre ne va pas tarder à gronder. Broadway est encore très active. Jusqu'à minuit, il y aura du monde dans la rue. Les porto-américains sont sympa, malgré tout ce qu'on a pu nous dire à propos du quartier. C'est ambiance "famille" dans la rue. Les enfants s'amusent sur les trottoirs avec de l'eau, les adolescents et un peu plus vieux ne se déplacent qu'en bande. Les parents et grands parents sont au pieds de leurs immeubles, radios à pleins volumes, et nourriture sur le feu. Tout se passe dehors. Et dans cette cacophonie joyeuse, chacun n'en fait qu'à sa tête, évoluant dans ce monde où personne ne prête attention à l'autre. Nous avons les bras chargés de sacs. Il fait lourd. Nous sentons sur nos corps la poussière accumulée dans la journée. Nous tournons à la 183. Trottoirs gris. Ciel gris. Briques rouges. Escaliers en extérieur. Murs de pierre. Ah voici notre immeuble. Nous devons contourner la petite famille qui fait de la friture au son de salsa. Mais ce sont eux qui empestaient tout le quartier! 

Paris. Chambre. Ca sent encore. Puis l'odeur s'estompe. Je reprends mes esprits, prends conscience de la réalité. Ai-je rêvé? Non, New York 2006, ce n'est pas un rêve.

Je ne sais pas si vous avez ce sentiment, mais j'ai souvent l'impression que mes souvenirs ne sont que des rêves. Je sais pertinemment qu'il a eu lieu, et paradoxalement, comme il fait partie du passé, je n'y crois plus. Le souvenir est là, réel, concret. Je vis toujours le moment présent, mais je n'aime pas qu'il devienne passé, même s'il y en aura d'autres. Dés que je m'éloigne de ma routine, de mes repères, dés que je m'échappe à l'étranger, c'est pour une durée déterminée. Et cette durée, quand elle se finit, je la mets entre parenthèses. Une parenthèse de la vie.