mercredi 5 janvier 2011

Triche or treat ?

Pendant mes crises de phobie scolaire, quand il m’est impossible d’aller en cours, je traîne au Starbucks en bas de chez moi. J’avoue que c’est assez pratique d’aller m’y installer soit pour travailler, soit pour écrire ou même pour regarder un film. De temps en temps, je reste juste à écouter les lycéennes qui vont y traîner en bande. Aujourd’hui est un grand jour.

A ma gauche, il y a une grande table en bois de 8 places au dessus de laquelle se trouve une lampe suspendue au plafond qui éclaire la surface entière de travail. Une bande de filles y est installée et font leurs devoirs sagement. A ma droite, une autre bande de filles beaucoup plus extraverties se racontent potins de promo, histoires de triche et anecdotes d’école buissonnière. Je ris sous ma cape. Les moyens de triche n’ont pas évolué d’un poil malgré le développement des nouvelles technologies.

Au collège et au lycée, la triche, c’était à la guerre comme à la guerre. Cahier sur les genoux, pochette transparente laissée comme par hasard sur la table, échange de réponses avec les voisins, copiage, antisèches dans les poches et les trousses…

Bien sûr, il y avait les geek-bricoleurs-tricheurs qui rivalisaient de créativité pour créer leurs antisèches. Ils passaient plus de temps à les fabriquer qu’ils n’en auraient mis pour apprendre leur leçon. Il y avait les étiquettes de tipp-ex, colle ou autre, fabriquées artisanalement, avec à la place des éléments de fabrication des outils de travail, les quelques points à retenir pour le contrôle. Certains allaient même jusqu’à acheter une montre pourrie et remplacer le cadran pas un rouleau sur lequel ils écrivaient leurs cours. Ils n’avaient plus qu’ à dérouler le contenu grâce à la mollette sur le côté. Je me souviens qu’une fois, ma sœur avait fabriqué (sur les conseils d’un site internet de triche), un système permettant de fixer sous la table son cours de manière à pouvoir le regarder dés qu’elle avait un trou de mémoire, puis à le cacher dés que la prof commençait à faire des rondes. Du ni vu-ni connu.

Je suis d’ailleurs allée faire un tour récemment sur un de ses sites. Pas que je n’aie besoin d’idées ludiques pour tricher en cours, mais c’était dans le but de découvrir jusqu’où peuvent aller les collégiens/lycéens pour tricher. Plein de sites sont consacrés à la triche en contrôle. Impressionnant !

Au lycée, je n’ai quasiment jamais triché. Pour la bonne et unique raison que je ne sais pas tricher. Un jour, au lycée, j’ai passé plus de temps à essayer de sortir mon cours de mon sac, qu’à essayer de réfléchir au sujet donné en dissertation d’économie. Résultat : 5/20 à mon devoir. J’étais en première, et j’avais plus que tout peur de l’autorité des surveillants et de la direction. Je ne suis pas du tout l’élève parfaite, mais la triche et moi, au lycée ce n’était pas possible. Les rares fois où j’ai triché, c’est pour des matières où les profs étaient inoffensifs.

Dans le supérieur, je me suis un peu plus durcie. La rude compétition entre les uns et les autres, nous rend plus fort, dans tous les domaines, notamment en contrôle face au pouvoir des surveillants. Ce n’est pas pour autant que je suis devenue une pro de la triche. La dernière fois que j’ai essayé de tricher, avec mon téléphone portable, mon cœur battait tellement fort de peur que j’ai limite cru qu’il allait sortir de mon corps.

Les filles à côté de moi continuent de piailler sur la triche. En histoire : Il est passé à côté de moi, et a vu mon cahier sur les genoux. « Mais que fais-tu avec ton cahier sur les genoux, Laura ? » - Euh, c’était comme ça, au cas où, ça me rassure. – OK.

Le bon vieux temps.

Si vous cherchez à tester des nouvelles astuces de tricherie, n'hésitez pas à aller faire un tour sur web-tricheur ou à taper sur google "tricher en cours". Vous serez surpris des idées de tricheurs confirmés !

Et vous? Quelles sont vos astuces pour tricher en cours?

lundi 3 janvier 2011

Weeds, c'est de la bonne...

...série !!

C'est même d'ailleurs de la très très bonne. A ce jour, je considère que c'est la meilleure série télévisée parmi toutes celles que j'ai pues voir. 

Pourquoi commencer? 

1. Un format agréable - 25 min par épisode
Assez long pour qu'il se passe des choses; assez court pour ne pas s'ennuyer.

2. Une histoire linéaire
Chaque nouvelle saison est différente de la précédente. L'histoire ne se répète pas, l'intrigue avance réellement.

3. Des personnages atypiques
A commencer par le personnage principal, Nancy Botwin, veuve, mère de deux enfants, aux amants multiples, qui se lance dans le deal de cannabis pour subvenir aux besoins de sa famille après la mort de son mari. Elle n'aurait pas pu trouver une autre activité??

Andy Botwin : beau-frère de Nancy, oncle cool, qui débarque dans la série pour aider Nancy dans sa vie. Il va tantôt s'engager dans une école rabbinique pour échapper au service militaire, puis devenir cuisinier sur le tournage d'un film pornographique, et aussi acteur (raté) de ce film pornographique. A un moment, il sera même passeur entre le Mexique et les Etats-Unis. 

Le dernier fils Botwin, Shane, perturbé parle à son père, alors décédé. Découvrez l'évolution de ce personnage dans les saisons suivantes.

Celia Hodes, est au début de la série la meilleure amie de Nancy. Elle est obsédée par son image personnelle et a honte de sa fille de 14 ans, Isabelle, homosexuelle et en surpoids.

Doug Wilson : conseiller et comptable de la ville qui finit par se retrouver en looser fini.

4. Sujet choc
...et peu commun traité de manière très comique !

Bonus : la bande son, notamment le générique, repris aux saisons 2 et 3, par un artiste différent à chaque épisode.
Little Boxes - Malvina Reynolds - 1962


Et vous? Avez-vous vu Weeds? Qu'en avez-vous pensé?
Quelle est votre série TV préférée?

vendredi 31 décembre 2010

Clara et ses copines souffle sa première bougie

Avec un jour de retard, le blog CLARA ET SES COPINES se souhaite un joyeux anniversaire. Ca commence bien !

Retour sur une année mouvementée

Quand j'ai commencé ce blog, je ne savais pas du tout où j'allais. Il est vrai, que j'avais l'idée de créer un blog depuis un certain temps, mais sa concrétisation n'arrivait pas. Et puis, en plein milieu d'une nuit, je me suis lancée, telle une débutante avec ses espoirs et ses peurs. Dés le lendemain, je recevais de nombreux commentaires d'encouragement.

Si mon blog ne passionne pas des milliers de lecteurs, je sais qu'aujourd'hui (merci google analytics), j'ai un petit public, qui me lit, me soutient et m'encourage à écrire toujours plus. Je remercie d'ailleurs ceux qui ont contribué à faire vivre ce blog et notamment les personnes qui y ont signé un article - Beckie, Margot B., et Mat'.

Après un an d'écriture, je ne sais toujours pas où je vais. En même temps, si on sait où on va, c'est plus très drôle. Bref, ce que je sais, c'est que je veux continuer à écrire. Bien sûr en un an, il y a eu des mauvais articles, certains inintéressants ou bâclés, d'autres un peu plus polémiques.  Mais il y a eu ceux aussi qui ont fait "vibrer" mes lecteurs parce qu'ils ont pu se retrouver dans des anecdotes, concepts, faits décrits (Clara, la fille qui lie et rapproche les âmes). 

En un an, j'ai reçu des commentaires tels que :"Pourquoi écris-tu ce blog?" (= On s'en fout, c'est nul). Tout simplement parce que je souhaite partager. Ca peut être une opinion, une information, un bon plan, ou même une expérience, du vécu. Et à travers un blog, on découvre parfois une autre vision du monde, de la vie, du ressenti, de la manière d'écrire, celle d'agir, celle d'être. 

Je pense que l'on peut saisir des bouts d'une personne (n'essayez pas d'imaginer ce que peuvent être des bouts de personne...) par la contemplation de son oeuvre (oulà, ça devient trop philosophique par ici). La façon de jouer d'un instrument peut indiquer sur sa sensibilité, la façon de dessiner permet d'examiner sa vision de la vie, etc. Après, il ne faut pas croire tout ce à quoi l'on a accès. Sachez que vous ne pourrez pas me connaître (avec un grand C) en me lisant. Vous verrez ma façade, et pourrez visiter quelques pièces mais certaines resteront toujours fermées à clé (là on est dans le registre cucul-la- praline). Vous ne pourrez pas me cerner. Mais vous aurez la possibilité de vous promener avec moi, et c'est déjà beaucoup!

Sur ce, je vous souhaite, mes chers lecteurs, de rentrer dans l'année 2011 dans la bonne humeur et je suis sûre que le reste suivra naturellement !

A l'année prochaine (je suis pertinente ce soir) pour de nouvelles aventures !

jeudi 30 décembre 2010

Quand je danse, je danse, quand je dors, je dors

Il est encore 6:55 du matin et je suis toujours éveillée. Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit. J’espère que ni mon père, ni ma mère ne tombera sur cet article, sinon je vais avoir droit aux traditionnels : 
- Si tu veux dormir, fais du sport 
Si tu veux dormir, range ta chambre, comment peut-on dormir dans une chambre si bordélique !
- Si tu veux dormir la nuit, réveille toi tôt le matin et ne fais pas de sieste 
- Si tu veux dormir, pas d’ordinateur le soir, et prend un livre

A vrai dire, je n’ai même pas essayé de suivre leurs conseils, du moins, pas à long terme. J’entends déjà mes parents. Non mais ça ne va pas du tout, on va aller voir un médecin, quelqu’un qui rééduque ton sommeil. Mon frère (4e année de médecine) m’a quand même dit : Ton problème, ce n’est pas que tu es déréglée, c’est que tu n’as même plus d’horloge biologique. Vous croyez que c’est grave ?

Autour de moi, tout le monde est au courant de mes « problèmes » de sommeil. Soit je me couche trop tôt (et me réveille en pleine nuit), soit je me couche trop tard (et me réveille avant la tombée de la nuit).

J’ai essayé d’analyser (à défaut d’essayer de dormir) ce qui ne va pas, et je pense avoir trouvé la source du problème. Cette source est liée à un des traits de ma personnalité : je ne sais pas m’arrêter. Disons que quand je suis éveillée, il m’en faut beaucoup pour me coucher, parce que je suis trop concentrée sur ce que je suis en train de faire. Quand me vient l’envie de dormir, et que je dors profondément, là aussi je ne sais pas m’arrêter. Il me faut plusieurs réveils (ma mère, mon frère, ma grand mère, les 18 sonneries de mon téléphone portable) pour me sortir des bras de Morphée.  C’est juste que quand je fais quelque chose, j’y vais à fond. Dois-je stopper au plus vite ce rythme de vie?

Et vous? Quel est votre rythme quotidien?

mercredi 8 décembre 2010

Un cours de danse pas comme les autres


Qui n’a jamais rêvé de se prendre pour une danseuse de cabaret, tournicotant autour d’une barre verticale, de manière sensuelle?

Avouez-le, je suis sûre que vous vous entraînez dans votre chambre, seule, le soir, secrètement, les volets fermés…  

Le 21 octobre, j'ai eu l'occasion de participer à une initiation au pôle dance, et ce pendant une heure.  En quête d’activités originales, je n’ai pas hésité une seconde pour aller tester le cours proposé. Voici mon reportage.


J’ai toujours voulu tester les cours de pôle dance. Mais seule, il faut oser. En plus, un cours coûte 35 € généralement. Je n’ai donc jamais eu l’occasion d’essayer cette danse/gym, mis à part en soirée, tentant de reproduire n’importe comment des mouvements repérés dans des scènes de films.  Le pôle dance commence à se développer doucement. Il n’est plus seulement considéré comme LA danse des strip-teaseuses, mais réellement comme un art/sport dansant que de plus en plus de danseuses de cabaret et de cirque adoptent. Dans les clubs de New York, les shows de pole dance sont très en vogue et les New-Yorkaises ont préféré troquer leur cour de yoga hebdomadaire contre ce type de danse. 

C’est donc pourquoi j’ai choisi de faire comme mes semblables d'outre-atlantique, en essayant ce cours tout en sachant qu’ « ils sont très pro », comme me l’avait raconté une amie.
  
Jeudi 21 Octobre – 18h55
Nous arrivons – une dizaine de filles qui ont souhaité rester dans l’anonymat et moi-même – devant un immeuble qui ne paye pas de mine, mais pourtant quand nous accédons au centre de danse, à l’intérieur, nous sommes dans un autre monde. En effet, des tenues vestimentaires adaptées au pôle dance sont suspendues le long des murs : chaussures à très très hauts talons, corsets, sous-vêtements, bas…Ca va du sexy au très vulgaire. J’ai l’impression d’être dans un magasin de déguisements et le sourire que j’esquisse discrètement à mes camarades veut tout dire : on va bien s’amuser !
  
La salle de danse se situe au sous-sol. Mais avant tout, il faut se préparer. Pas le droit aux collants, sinon ça glisse, donc pour information, ça sera short-jambes nues-talons. C’est le trio gagnant, nous explique la prof, elle même hissée sur des talons vertigineux, et vêtue d’un short qui ne recouvre que le strict minimum. 
Avant d’entrer dans le vif du sujet, quelques échauffements. Habituée à des échauffements plus sérieux, je ne peux, à ce moment là, m’empêcher de pouffer. Les échauffements se résument à de rapides mouvements des parties du corps : tête, dos, bras, jambes, bassin ainsi que les articulations des pieds et des mains. Toute façon, je suis pressée d’apprendre les figures du pole dance.
  
C’est ici que tout devient intéressant. Ce qui est bien, c’est que  nous sommes peu dans le cours, donc nous disposons chacune d’une barre verticale. Première figure : la prof nous montre d’abord le tout puis nous explique chacune des étapes, pas à pas pour y parvenir. Elle commence à marcher, tenant d’une main la barre (un peu plus haut que sa tête), tourne autour quand soudain elle se lance, légère comme une plume, et finit de tourner le corps enroulé autour de la barre. C’est à vous maintenant. Ca a l’air facile comme ça ! Mais ce n’est qu’une illusion ! Tant bien que mal, nous nous agrippons à la barre, nous tirons sur nos bras, nous forçons sur nos jambes, mais rien n’y fait, nous sommes toutes incapables de reproduire le mouvement. Au bout de quelques minutes, certaines d’entre nous parviennent à faire quelque chose de similaire, mais ce n’est pas mon cas. Tant pis, je me réserve pour la suite.  

Deuxième figure : très différente de la première. On commence dos à la barre et on doit attraper la barre avec la jambe la plus proche de la barre, puis se laisser tourner jusqu’en bas. Sur le moment, celle-ci a l’air plus compliquée et finalement elle demande moins d’effort physique. Peut-être plus de concentration, mais nous parvenons toutes à la réaliser. Du coup, aucune de nous ne veut s’arrêter de tourner, fière d’avoir réussi.  
Puis le cours continue à ce rythme-là. On apprend deux autres figures, et notre apprentissage se fait avec des hauts et des bas, mais dans l’ensemble nous passons un moment très sympathique. 

Avant de finir, la prof nous explique que le pôle dance ne consiste pas seulement à réaliser des figures autour d’une barre et que c’est aussi une activité qui  se déroule à terre, en tant que danse sensuelle. Et oui ! Comment enchaîne – t – on les différentes figures ? Par des transitions. Et voici que nous commençons à nous trémousser debout, assises ou mêmes allongées, réalisant des cercles avec nos jambes, ou des mouvements ciselés. Et vas-y que je me relève, balance mes cheveux de chaque côté, me cambre, descendant doucement le bras le long de mon corps. Les transitions doivent être nuancées, parfois très douces et légères, d’autres beaucoup plus agressives, façon tigresse. 

Le meilleur moment est quand même celui où la prof allume sa chaîne hi-fi et que la voix de britney spears retentit.  Nous devons refaire le dernier enchaînement de transitions sur You Want a Piece of Me. C’est notre dernière occasion de nous lâcher !

A l’issue du cours, nous avons droit à un carré de chocolat et une bouteille d’eau histoire de reprendre quelques forces. Puis tout en nous changeant, nous ne pouvons pas nous empêcher de déjà débriefer pour revenir sur les moments forts du cours.  

Désormais, nous pouvons jouer aux belles en soirée pour rendre vertes de jalousies nos amies, et pour rendre fous nos copains.

En attendant, nous pouvons toujours nous entraîner dans le métro, durant les heures creuses..  

mardi 7 décembre 2010

Un souvenir

Êtes-vous des rêveurs?
Aimez-vous voyager dans le temps, dans l'espace à travers des associations d'idées ou même des souvenirs?

Alors vous avez sûrement remarqué que les souvenirs apparaissent toujours de manière différente dans votre esprit. Ils peuvent surgir à la demande d'autrui, ou involontairement à tout moment. En écoutant une musique, en se promenant dans la rue, en travaillant. N'importe quand. Ils arrivent sans prévenir. Parfois, c'est juste une image, comme un flash. D'autres fois, ce sont des paroles, une anecdote. Et puis, quand vous vous arrêtez sur ce souvenir, vous pouvez l'explorer en profondeur. Vous n'êtes plus dans votre chambre, vous remémorant des moments passés, mais bel et bien à l'endroit où a lieu votre souvenir. 

Je suis à New York, dans les Heights, on est en 2006. Je sais pas comment j'ai débarqué ici, mais j'y suis. C'est le mois de juillet, et  avec Margot B. nous rentrons chez nous. On vient de sortir du métro à la 181 (oui c'est assez haut, mais je vous jure, on s'y fait), et on s'apprête à tourner à la 183, notre rue. Il fait chaud. Il est environ 20h. On sent que le tonnerre ne va pas tarder à gronder. Broadway est encore très active. Jusqu'à minuit, il y aura du monde dans la rue. Les porto-américains sont sympa, malgré tout ce qu'on a pu nous dire à propos du quartier. C'est ambiance "famille" dans la rue. Les enfants s'amusent sur les trottoirs avec de l'eau, les adolescents et un peu plus vieux ne se déplacent qu'en bande. Les parents et grands parents sont au pieds de leurs immeubles, radios à pleins volumes, et nourriture sur le feu. Tout se passe dehors. Et dans cette cacophonie joyeuse, chacun n'en fait qu'à sa tête, évoluant dans ce monde où personne ne prête attention à l'autre. Nous avons les bras chargés de sacs. Il fait lourd. Nous sentons sur nos corps la poussière accumulée dans la journée. Nous tournons à la 183. Trottoirs gris. Ciel gris. Briques rouges. Escaliers en extérieur. Murs de pierre. Ah voici notre immeuble. Nous devons contourner la petite famille qui fait de la friture au son de salsa. Mais ce sont eux qui empestaient tout le quartier! 

Paris. Chambre. Ca sent encore. Puis l'odeur s'estompe. Je reprends mes esprits, prends conscience de la réalité. Ai-je rêvé? Non, New York 2006, ce n'est pas un rêve.

Je ne sais pas si vous avez ce sentiment, mais j'ai souvent l'impression que mes souvenirs ne sont que des rêves. Je sais pertinemment qu'il a eu lieu, et paradoxalement, comme il fait partie du passé, je n'y crois plus. Le souvenir est là, réel, concret. Je vis toujours le moment présent, mais je n'aime pas qu'il devienne passé, même s'il y en aura d'autres. Dés que je m'éloigne de ma routine, de mes repères, dés que je m'échappe à l'étranger, c'est pour une durée déterminée. Et cette durée, quand elle se finit, je la mets entre parenthèses. Une parenthèse de la vie. 

mardi 23 novembre 2010

Avez-vous reconnu?

Dans le 9e épisode de la saison 4 de Gossip Girl, - The Witches of Bushwick - Taylor Momsen n'est pas présente qu'en tant qu'actrice (alias Jenny Humphrey dans la série). C'est au moment où Chuck et  Blair s'avouent leur amour l'un pour l'autre que retentit une des chansons phares de The Pretty Reckless (Make me wanna die) dont la chanteuse n'est autre que Taylor Momsen.

Si Taylor Momsen a connu son heure de gloire avec Gossip Girl, en jouant une petite fille sage de Brooklyn qui se transforme progressivement en peste de l'upper-east-side, c'est la musique qui avant tout la passionne. La comédie, elle aime ça, mais ce qu'elle veut vraiment faire depuis qu'elle a assisté à 9 ans à un concert des White Stripes avec son père, c'est écrire et chanter. Les textes du premier album de son groupe, c'est elle qui les écrit avec son guitariste Ben Phillips (le groupe est aussi constitué de Jamie Perkins à la batterie et de Mark Damon à la basse). 

Leur premier album, LIGHT ME UP, sorti en juin dernier, raconte les expériences de Taylor Momsen, et uniquement de son point de vue. C'est un album, à propos de la vie, qui touche à tout : amour, mort, musique. Ca parle de rock and roll, de drogues, de sexe, de religion, de politique. "Chaque chanson raconte les luttes émotionnelles que j'ai pu vivre ou observer. Je ne raconte pas un univers joyeux et coloré, mais je n'implore pas non plus Satan. Les paroles ne sont pas censées être prises au mot, elles sont ouvertes à toute interprétation" explique Taylor dans une interview.

LIGHT ME UP est donc un album rock franc et authentique. Le rock est lourd, énervé et sombre. Même si Taylor n'a que 17 ans, la musique est mature et tend vers le grunge; les textes plutôt graves, tout comme la voix de la jeune chanteuse. Certains l'annoncent déjà comme la nouvelle Courtney Love.

Âmes sensibles s'abstenir surtout que les clips sont très osés. Et même border-line comme celui de Miss Nothing, où le groupe y propose une version de la Cène complètement décadente puisque Taylor ne fait que se tortiller, se trémousser et ramper entre la table et le sol. Taylor fait couler de l'encre par ces nombreuses provocations, mais pas seulement. Dans Just Tonight, le troisième single récemment sorti, elle apparaît en beauté ensanglantée, et le sang aussi y coule. Pour un public averti, je vous l'avais bien dit.

Mes chansons préférées : Zombie (version acoustique), Miss Nothing, et Nothing left to lose 
Et vous? Quelles sont vos chansons préférées? 
Préférez vous Taylor en actrice ou rockeuse?






Bon à savoir : le groupe sera à Paris le 9 décembre pour un concert à la Maroquinerie.

dimanche 21 novembre 2010

Les NAIS s'échappent des maisons closes

Elles ont de quoi rendre folles de jalousie les héroïnes de la série télévisée Maison Close. Et pour cause, elles ont été coiffées, maquillées, habillées par une équipe hors du commun : les NAIS.


 Photos by Simon Betite    nevernotblog.blogspot.com


Rappelez-vous. Hiver dernier. Les NAIS ou Nouveaux Artistes Indépendants en Scène organisaient leur premier défilé. Le concept est le suivant : Des défilés en pleine rue pour se faire connaître, exprimer sa créativité artistique mais aussi en faire profiter tout un chacun.

Les NAIS ne font pas seulement honneur au stylisme et à la coiffure. En effet, les NAIS souhaitent toucher tous les domaines artistiques et ne peuvent pas être répertoriés dans une seule catégorie. Car les NAIS regroupent des créateurs en tous genre : image, musique, scénographie, art culinaire, etc. On peut faire de l’art avec tout, même avec des cheveux !

Ce dimanche 21 Novembre a accueilli leur troisième street-défilé. Et à chaque édition, l’événement prend de l’ampleur.

Alors que le premier défilé s’était tenu le long de la rue Montorgueil, le deuxième défilé s’était plutôt attaché à devenir mobile. Les passants et spectateurs escortaient les mannequins jusqu’à un point d’arrivée. Défilé atypique puisque non statique. Toute une mise en scène avait été préparée pour accueillir les mannequins. Percussions et tambourins, filles confortablement assises sur des chaises à porteur soulevées par des mannequins hommes, le tout dans des tenues rappelant celles de l’Egypte et de la Grèce antiques.

Aujourd’hui encore, les NAIS ont plongé le marais dans une ambiance historique. Années 1900. Les maisons closes sont d’actualité. Et certaines de leurs filles n’ont pas pu s’empêcher de s’y échapper pour se présenter à la ville. Cette fois-ci les mannequins filles étaient assises sur des chaises roulantes et poussées par les mannequins hommes, qui les entouraient et les protégeaient de la pluie. Tout y était. Les coiffures, comme les vêtements, le maquillage ou la musique de la fanfare qui accompagnait énergiquement la parade.






A noter aussi que l’événement ne s’est pas limité au défilé. Si vous avez suivi les NAIS, vous avez pu admirer les 24 photographies de Jean-Marc Scialom, au son de la voix de la chanteuse Nicolle Rochelle du groupe GINGKOA, tout en savourant les délicieux cupcakes de Nonna Bakes, dans un décor fleuri et chaleureux.

Les NAIS ont donc tenu leur pari en allant jusqu’au bout de leurs idées. Ils ont prouvé qu’il est possible de mélanger les genres, sans appartenir à une catégorie artistique particulière. Faire de l’art, c’est aussi toucher un peu à tout et le partager avec son public, Vous,
- amoureux du cadre urbain, des villes, de la rue
- âmes sensibles à l'art
- passionnés de mode et de stylisme
- friands d'expériences insolites
- ou tout simplement vous qui aimez la vie et qui savez la vivre.

Retrouvez les NAIS ici

jeudi 18 novembre 2010

Back to the sixties

Souvenir
Avril 2010 : Après un concert acoustique dans un mini bar, je vais, avec des amis, me promener sur les quais de la Seine. Malgré une série de mésaventures qui durent plus d’une heure, nous continuons à errer sur ces quais, comme si une force surhumaine nous interdisait de bouger.  Quand soudain, nous entendons des notes de musique percer le silence de la nuit. Un instrument à cordes. Puis, trois silhouettes se rapprochent, l’une tenant une guitare à la main. Naturellement, ils s’installent avec nous, et ensemble, nous partageons un long moment d’improvisation blues & rock’n’roll.

C’est aujourd’hui l’image qui me vient à l’esprit dés que j’ai des updates du groupe The Berniz, dont un des membres n’est autre que le guitariste rencontré sur les quais.

Pas besoin de vous raconter la suite, vous la connaissez sûrement. Facebook – Chat Facebook – Discussion « Ah, mais t’as un groupe, vas-y, file le lien Myspace » - Ecoute sur Myspace – « j’adore » - Discussion – etc.

Quand j’ai connu musicalement The Berniz, un premier album était déjà enregistré et pour moi c’était déjà un coup de cœur. Ils en sont maintenant à leur deuxième album, et font régulièrement des scènes. La prochaine ?

Le 25 Novembre à l’OPA Bastille pour un concert gratuit. Je vous y donne tous rendez-vous.

En attendant, deux liens qui peuvent vous être utiles : Fan page Facebook  Myspace 

jeudi 11 novembre 2010

Daydream

11 novembre = jour férié
Jour férié = inactivité physique
Inactivité physique = activité cérébrale
Activité cérébrale = Rêverie

J’ai toujours été une rêveuse, jour férié ou non.
Mais en ce 11 novembre, il est hors de question que j’écrive. D’ailleurs, il y a beaucoup trop de mots ici.  

Comme moi, détendez-vous aujourd’hui, laissez-vous emporter par la rêverie.

Besoin d’un coup de pouce ?
Voici quelques photos.








Rebecca Miller Photography.