mardi 17 mai 2011

Sukhotai et Phitsanulok


    Nous sommes a Sukhotai pour deux raisons :
1. Parce que c'est à mi-chemin dans la route vers Chiang-Mai
2. Parce que la vieille ville est classée au patrimoine mondial de l'Unesco

Un tuk-tuk nous attend devant la guesthouse pour nous emmener voir les temples en ruines de la vieille ville où il nous laisse à l'entrée. Nous louons des vélos parce que le site est grand. Durant alors 4 heures, nous le parcourons, admirant les différents vestiges, tous plus impressionnants les uns que les autres. Bien sûr nous ne pouvons pas nous éterniser sur place puisque nous pédalons sous les soleil assommant, et au bout de 4 heures à dégouliner, nous n'en pouvons plus. Nous devons aussi nous rendre à Phitsanulok pour prendre un train vers Chiang Mai, et si nous voulons arriver à Chiang Mai ce soir, nous devons nous depecher.

Que nenni ! Arrivées à Phitsanulok, nous apprenons qu'il n'y a pas de train avant 23h45. Ca sera donc train de nuit et donc, pas de grasse mat' prévue ni de grand lit dans une maison en bois. En plus, il est 17 heures, nous avons sept heures à tuer. Comment combler ces 7 heures dans une ville qui ne fait qu'une demi page dans le guide du routard?
Allons manger et nous serons mieux à même de décider, le ventre plein. Nous nous installons dans une échoppe recommandée par le guide du routard, et plus notre estomac se remplit, plus notre programme se précise. Et si on allait se faire une manicure/pédicure ? Et si on allait se faire masser ? Et si on faisait les deux ? Notre guide propose un endroit pour se faire masser mais pas de manicure à l'horizon. C'est alors que nous passons devant un salon de coiffure, on a qu'à demander. Avec un baragouinage franco-english-thai-gestes, on leur fait comprendre ce que nous cherchons. A peine notre requete exprimée que l'on nous installe sur des fauteuils et que deux coiffeuses se mettent à l'oeuvre avec chacune d'entre nous. Une pour les mains, une pour les pieds. Elles se mettent à nous laver pieds et main, elles frottent, récurent, enduisent de crème, coupent, polissent, jusqu'à ce que nous brillions du bout des ongles.

Quand nous sortons du salon de coiffure, il fait déjà nuit, et pire, il pleut. Toutes légèrement vêtues, nous faisons moins les malignes, et nous ne voulons en aucun cas abimer notre manucure !
Le vent hérisse mes poils, la pluie me glace le dos. Objectif suivant : acheter un parapluie. C'est cool parce que nous nous trouvons à ce moment même devant un magasin qui vend un peu de tout. Nous savons pas vraiment si le magasin est encore ouvert, mais quand nous demandons au petit vieux s'il a des "umbrellas", il nous indique de le suivre à l'intérieur. Les parapluies sont immenses et sont tous attachés les uns aux autres. Impossible de les détacher. Bon, on veut bien des cirés sinon. Hop, c'est chose faite, le petit vieux, nous donne ce que nous recherchons. Un vert foncé pour Alicia, un argenté pour moi.  Le temps qu'on paye, le petit vieux nous a déjà offert deux mangues et veut bien prendre une photo de nous, belles que nous sommes avec nos cirés. Alicia s'empresse de fourrer les mangues dans mon sac, qui, déjà en surpoids, lâche evidemment. C'est pas grave, on en trouvera un plus tard. Et elle ajoute, alors que nous repartons : "J'ai l'impression d'être un geek et que toi, tu vas marcher sur la lune".

Nous voilà reparties sous la pluie, mais cette fois-ci avec nos cirés, avec un nouvel objectif : trouver le salon de massage conseillé par le guide du routard. C'est censé être sur un bateau sur la rivière de l'autre côté du pont. Je fais confiance à Alicia qui a l'air de savoir se repérer dans cette ville. Ah oui, ça doit être ici, il y a écrit Thai Massage, et c'est sur un bateau. Lorsque nous nous engageons sur le pont, un sourire est affché sur nos visages. On va avoir un bon massage, après l'effort, le réconfort. Mais ce n'est pas le cas des personnes s'occupant du salon de massage. Désolé, c'est fermé, nous répondent-ils. Non, non, ce n'est pas possible, ça doit être ouvert. Alors on fait les yeux doux, on se met à genoux, on négocie. Ok pour un massage des pieds nous répond  celle qui ressemble à la patronne. Un massage des pieds d'une heure, ça me va très bien. Et voilà que nous sommes reparties à nous faire pouponner, allongées l'une à côté de l'autre sur un transat, avec un masseur aux petits soins, l'air de la rivière, et un peu de musique jazzy sur laquelle nous chantonnons, entre deux caresses autour des orteils. Alors, Bagpackeuses = kiffeuses ?

dimanche 15 mai 2011

Sukhotai

Lorsque nous arrivons a la bus station, il pleut des cordes et il fait nuit. Avec nos 10 kg de bagages chacune, nous voila completement desemparees. Un chauffeur de tuk tuk vient nous recueillir et nous propose de nous emmener a la T.R Guesthouse (ca tombe bien, c'est celle que nous avions choisie) parce que selon lui, c'est a 4 kilometres de la bus station. Nous sommes assez suspicieuses car le guide du routard precise bien que les chauffeurs de tuk-tuk, motos a trois roues sur lesquelles sont installees des banquettes, sont des rabatteurs et nous feront croire n'importe quoi pour nous emmener dans un lieu ou ils toucheront des commissions. Mais comme cette course ne coute que 50 Bahts (= 1 euro), on n'hesite pas une seconde. A la T.R Guesthouse, modeste mais confortable, nous optons pour un bungalow en bois avec air conditionne. Bon, c'est derriere un parking mais nous ne sommes la que pour une nuit, alors ce n'est pas genant. J'aurais quand meme prefere des chevaux a la place des voitures.

Alicia et moi

Quand nous montons dans le bus, Alicia me demande de choisir entre fenetre et couloir. Pour etendre mes grandes jambes, je reponds "couloir". "Tant mieux, me repond-elle, je prefere la fenetre pour reposer ma tete et admirer le paysage". Et elle ajoute :"c'est cool qu'on soit complementaires". Tandis qu'elle s'endort le regard fixe sur la route qui defile, je cherche a nous comparer a des paires que l'on connait tous. A qui on ressemble?

Asterix et Obelix ? Alicia serait Asterix, mignonne et ingenue, tandis que moi...non ! Ca ne marche pas. Deja, parce que je ne suis pas tombee dans la potion magique quand j'etais petite - malgre ma force surhumaine qui me permet d'ouvrir toutes les bouteilles d'eau d'Alicia - mais aussi parce que je ne suis ni susceptible, ni bougonne.

Laurel et Hardy ? C'est vrai qu'il nous arrive pas mal de galeres et que nous passons beaucoup de temps a perdre nos affaires, les chercher et les retrouver, mais notre maladresse ne donne pas lieu a des catastrophes irreversibles.

Je sommeille un peu en pensant aux personnages qui ont enchante mon enfance. Oui, meme Laurel et Hardy l'ont enchante !
Puis tout d'un coup, la paire que je cherchais apparait devant mes yeux : Le rat des villes et le rat des champs ! Oui c'est bien ca, nous sommes des petits rats. Alicia pour les champs, moi pour la ville.Alicia est la plus proche de la nature, des animaux, de la mer, des poissons. Ce qui me plait, c'est plutot la ville avec son bruit, sa pollution et ses habitants overbookes et ultrastresses. La mer, j'aime aussi mais plus a la surface que dans les fonds marins.

Je ne lui ai pas encore fait part de ma reflexion geniale, j'attends le moment propice.
En tous cas, je vous le dis, c'est une paire qui fonctionne bien.

Les couleurs s'estompent

Plus nous roulons, moins nous voyons de couleurs. Les taxis roses, bleus, jaunes, disparaissent au profit de la végétation qui occupe plus de la moitie du paysage. Finies les couleurs vives reflétant l'animosité de Bangkok ! Place au vert et au marron, couleurs qui nous accompagneront pendant une semaine. Vert pour la l'herbe haute et imposante, les rizieres, les feuillages. Marron pour les temples en ruines, les fleuves, les elephants et les cabanes dans la foret.


Nous avons sept heures de bus environ pour rejoindre Sukhotai mais etant bien installées et au vu de ce beau degradé de couleurs, le trajet passe très vite. 


Notre bus climatisé, elle est pas belle la vie ?!
 
Dans les toilettes de l'aire d'autoroute
 
Mais que va-t-on manger : hypoccampe séché ou chips à l'algue ?

samedi 14 mai 2011

Bangkok - Jour 2 et jour 3

Jour 3
Apres une premiere journee riche en emotions, c'est le moment d'aller explorer les temples boudhistes. Direction le Grand Palais ou nous passons pres de deux heures a decouvrir les recoins de chaque temple constituant le Grand Palais. C'est merveilleux ! Un peu comme les mille et une nuits, facon asiat'. Ca brille de mille feux. Si vous aimez les couleurs etincelantes, les dorures, le carrelage en mosaique, alors cet endroit est fait pour vous.

Malgre les hordes de touristes, on trouve toujours un coin calme, ou l'on est en harmonie avec soi-meme, avec le temple, et avec boudha. C'est d'ailleurs dans le Wat Po, que nous avons contemple un immence boudha dore allonge sur 30m et mesurant environ 3 metres de hauteur.


Une petite halte culinaire pour nous rassasier puis nous decidons d embarquer dans un petit bateau pour aller nous promener dans les klongs (canaux) de Bangkok. Le bateau ressemble à une longue pirogue qui remonte un peu sur l"avant. Nous nous installons au milieu pour le stabiliser et c"est parti !

Plus nous avancons, plus nous nous aventurons dans des canaux ou vivent des thailandais. Bidonvilles et maisons sur pilotis constituent la majeur partie de l espace que nous traversons. On voit des thailandais qui vaquent a leurs occupations quotidiennes, des enfants qui jouent dans l eau, ou des jeunes qui se promenent en barque pour se rendre d une maison a une autre. Cachee derriere le fleuve, il y a une reelle vie. C'est dommage que les gens ne parlent pas l'anglais ; J'aimerais tellement pouvoir m'arreter pour echanger et discuter avec eux. Je ne veux pas etre consideree comme une simple touriste qui paie pour voir les choses ! Non ! Je veux vraiment m'impregner d'un quotidien si loin de la vie occidentale.

Au bout de deux heures de promenade, quand nous descendons du bateau, nous ne tenons plus sur la terre ferme. On decide de rentrer en bateau bus a notre home sweet home, la Tavee's House, ou nous choisissons de glandouiller pour profiter au maximum de notre derniere soiree a Bangkok.

Jour 3
Aujourd'hui nous quittons Bangkok pour le Nord. Mais avant un petit-dejeuner s'impose. Suspense du matin : Alicia va-t-elle opter pour les bananas pancakes qu'elle aime tant ?
Tristes de quitter la Tavee's House parce que nous nous y sommes attachees et surtout parce que nous avons l'impression d'y avoir vecu 10 jours, manous sommes neanmoins contentes de quitter la ville pour plus de campagne. Avant de partir, un petit tour par la pharmacie, j'ai besoin d'acheter un medicament pour mon oeil qui a double de volume, surement a cause de la pollution, bien plus forte qu'a Paris. On trouve une pharmacie, cachee derrire les nombreuses echoppes de nourriture frite dans notre rue. On dirait plus un bric-a-brac de gourou qu'un lieu serieux qui vend des medocs, et le pharmacien ne parle pas l'anglais. C'est le moment de sortir notre dico francais-thailandais ! Nous sommes super fieres de demander en thailandais une creme antibiotique pour l oeil. Le gourou-pharmacien nous donne ce dont nous avons besoin, ca a l'air d'etre correctm un mioni-au revoir a notre chere et tendre guesthouse et on y va, on prend un taxi by meter vers la gare des bus.




Premiere etape : Sukhotai qui est a 7 heures en bus de Bangkok. Le prix d un ticket en bus climatise : 250 bahts, l'equivqlent de 5 euros !!!

mercredi 11 mai 2011

Les aventurieres ont peur

Nous sommes des battantes. Les serpents, on les tue ; les crocodiles, on les mange. Les sales bestioles, la vegetation, le noir, ca ne nous fait pas peur. Et pourtant, au cours de ce voyage, nous avons eu peur, et ce des le premier jour.


1er soir
Nous sommes chacune allongees sur notre lit, les yeux au plafond, fixes vers l helice du ventilo qui tourne et tourne tres vite.Alicia lit dans mes pensees : 'Tu crois que cette chose peut se detacher ?'
- J etais en train de me poser la meme question,je ne pense pas, mais si elle tombe, tu me retrouves demain avec des morceaux en moins.
- Ah ouais ? Moi je dirais que ca se cogne d abord contre les murs puis ca finit sa chute par terre.
- En gros tu dis que si ca tombe, ca nous epargne ?
- Ouais, bonne nuit.
- Bonne nuit Alicia


2e soir
Avant de se coucher : tiens, il pleut. Ah, c est sympa la pluie, ca rafraichit, ca detend, ca sent bon. Nous nous endormons le coeur leger sur ces quelques trombes d eau. Et tandis que nous dormons, un orage eclate. Quelques eclairs, un peu de tonnerre. Rien de grave. Quand soudain, un dechirement dans le tonnerre. Quelque chose eclate au dessus de nos tetes. On sursaute en bondissant de nos lits. Je suis prete a me refugier a l autre bout de la piece, dans le coin. Je suis a moitie assise sur mon lit, et met mes lunettes sur le bout de mon nez, comme si ca allait changer quelque chose, comme si ca allait nous sauver. Je suis petrifiee. Que faire ? Nous speculons sur les solutions.
Moi : Bon on fait quoi, on sort de la chambre ? Il est ou le paratonnerre, tu crois que la maison va nous tomber dessus, que les eclairs vont nous foudroyer ?


Alicia : Je n ai jamais entendu l histoire de quelqu un mort dans son sommeil a cause de la foudre.
2e gros coup de tonnerre.
Moi tremblante : Nan mais y a pas un abri la ? Tu crois que je peux allumer ipod pour me calmer ou ca va justement conduire la foudre ?
On specule tellement qu on en oublie presque l orage. On se recouche, et avant de dormir Alicia me lance : Au fait, t as bien ferme la porte a cle ?
- Oui, tu crois que l orage peut rentrer par la ?!

mercredi 4 mai 2011

Bangkok - 1er jour

Mercredi 4 mai. Il est 15h et j'en suis à ma troisième douche de la journée. L'atmosphère, humide, chaude et avoisinant les 40°C nous as littéralement tuées. Nous venons de rentrer à la guest house après une matinée riche en galères. Nous avons décidé, après de tendres banana pancakes, de descendre un bout de la ville pour aller visiter deux temples. Nous avons, bien sûr, fait toutes les erreurs du bon touriste. Tout d'abord, sortir à l'heure bâtarde, quand le soleil est à son zenith.

Plus nous avançons vers les temples, plus le soleil se fait pesant. Je sens que je vais tomber. Le guide du routard est en train de fondre dans ma main. Je suis d'ailleurs fascinée par les thailandaises, qui habillées d'une jupe et d'un chemisier, marchent d'un pas décidé. Mais elles ne suent pas là dessous? Les pots d'échappement des voitures n'aident pas. Sans compter les tentatives d'arnaque des thailandais. Ceux qui essayent de te faire changer de plan te disant que le temple est fermé pour t'emmener dans des magasins où ils touchent des commissions. Ou ceux qui essayent de te vendre des choses en te les mettant dans les mains. Nous nous engueulons d'ailleurs avec une vieille et un jeune qui voulaient nous vendre des graines pour les pigeons. Bien que refusant leur proposition et les mettant en colère, ils nous vident les graines dans nos mains, puis nous demandent de l'argent pour les actes que nous n'avons pas faits.

Quelle merde ! Où est la Thailande belle et honnête que l'on nous as décrites ? Comment vais-je survivre dans ce pays ? Ma fatigue est à son comble, et je me sens presque mal. Mal de ne pas parvenir à mes fins, mal de l'occident, mal de terre, mal à la tête. Essoufflée. Sur le point de m'évanouir en fait. Le soleil se fait de plus en plus fort. Il éblouit malgré le port de nos lunettes noires. Alors imaginez sans. Quand allons nous arriver à ces temples ? Va-t-on y arriver d'ailleurs ? Ne tenant plus sur nos jambes, nous décidons de retourner dans une ambiance plus sereine, celle du quartier de la guest house.

Cette fois-ci direction un restaurant, au bord du fleuve, caché derrière un lotissement de bidonvilles. Une vieille dame, ridée par le soleil, se repose dans la ruelle et nous confirme que le chemin que nous avons pris est le bon. En effet, le restaurant se trouve à 2 min de là. Il est spacieux, et se tient presque sur le fleuve. Le temps que nos plats typiques soient prêts, nous respirons enfin. Le vent pollué du fleuve nous rafraichit et caresse nos cheveux gonflés par l'humidité ambiante. Très sexy. Je revis enfin. Je regrette d'avoir eu un doute sur ce voyage. Maintenant, je me sens bien ici, et il faut juste que je me concentre sur le moment présent et sur la petite crevette qui s'est retrouvée je ne sais comment dans ma petite assiette puis dans ma petite bouche.

Bangkok

Ca y est, on est à Bangkok. Premières impressions en sortant de l'aéroport à 22h : la chaleur. Donc essayez d'imaginer la température en pleine journée. Un adjectif : assommante. La première galère pour nous rendre dans une guest house conseillée par le guide du routard, est de lutter contre l'arnaque du chauffeur de taxi. On nous a prévenues, quand on prend un taxi, il faut toujours demander le compteur. Nous négocions tant bien que mal avec le chauffeur, qui veut absolument nous faire un prix, "c'est plus abordable sans le compteur", il tente de nous convaincre en répétant trois mots dans un anglais thilandais que nous ne comprenons absolument pas. Mémorable puisque à la fin de chaque phrase, il nous demande "do you understand ?" et nous répondons "NO !!!!", et on sent qu'il perd patience et que finalement il nous laissera payer le prix réel de la course.

Nous arrivons dans la guest house, la Tavee's house, qui est encore ouverte et où il reste des chambres. C'est une grande maison chinoise en bois, où tout le monde circule pieds nus, on s'y sent bien, comme chez soi.


En Thailande, la tête est sacrée alors que les pieds représentent le bas du bas. Les chaussures, on les laisse à l'extérieur.
Les toilettes et la douche ne sont pas dans la chambre, il faut traverser la maison pour s'y rendre mais tout est très propre et agréable. Et surtout, ce n'est vraiment pas cher. 5 euros la nuit. Très bon petit déjeuner, et accès à Internet.

N'ayant pas énormément de temps pour vous raconter ma journée, je vous laisse sur ces premiers instants, et vous donne rendez-vous très vite pour lire nos prochaines aventures.


lundi 2 mai 2011

Un lundi pas comme les autres

Lundi 2 mai, 8h30. Je suis à peine réveillée quand ma mère entre dans ma chambre pour me dire qu’elle reviendra à l’heure du déjeuner me faire un vaccin pour mon départ en Thaïlande. Elle ferme la porte et je suis prête à me rendormir. La porte se rouvre : « Au fait, Ben Laden est mort »
- Quoi ?? La nouvelle fait l’effet d’une bombe – pour ne pas écrire de mauvais jeu de mots. Ma mère a nettement progressé dans ses techniques pour me tirer du lit, mais de là à me dire que le terroriste le plus recherché de tous les temps est mort…
- Tu m’as bien entendu Ben Laden est mort, il a été tué dans sa propriété au Pakistan.
Toujours couchée : « Mais on est sûrs que c’est lui ? ! » (Pour moi, c’était presque peine perdue, irréalisable, alors c’est légitime que je pose la question). Mon cœur commence à battre. Ça y est, ma nuit est définitivement finie. J’allume mon ordi et plutôt que de me connecter sur Google News (parce que la nouvelle, on la connaît), c’est direction Facebook et Twitter pour recueillir les impressions de mes amis et contacts.

A NYC c’était la fête dans la rue alors j’ouvre mes volets pour voir s’il se passe quelque chose de spécial ici, mais rien, les voitures roulent comme d’habitude. J’essaye de saisir une euphorie extérieure globale, mais je suis encore trop molle pour me rendre compte de quoi que ce soit.

Et puis, soudainement, après quelques minutes de battement à la fenêtre, le gris qui plane sur Paris m’apparaît très lumineux. Il tire sur l’argenté, il est beau ce gris, tu ne trouves pas ? Et ma chambre : qu’est-ce qu’elle est harmonieuse dans ce désordre !
Bien qu’extrêmement fatiguée, je me sens tout d’un coup très apaisée et vois la vie en couleurs. Ça c’est de la nouvelle !

Evidemment, ma première pensée va à toutes les victimes du terrorisme et aux héros du 11 Septembre. Nous célébrons cette victoire comme un pas de plus dans la lutte contre le terrorisme, mais honorons avant tout ses victimes. Ne nous laissons pas trop aller parce que beaucoup vont s’improviser comme chefs du terrorisme. Restons méfiants. Ce monde est peut-être meilleur, nous donne de l’espoir, et nous assure de la puissance des Etats-Unis, mais restons sur nos gardes et poursuivons toujours un peu plus cette lutte contre ceux qui veulent nous détruire.

Les premiers mots

Good evening. Tonight, I can report to the American people and to the world, the United States has conducted an operation that killed Osama bin Laden, the leader of al Qaeda, and a terrorist who's responsible for the murder of thousands of innocent men, women, and children.

Les perles du net
Ben Laden, ce fils de chien est mort! J'exulte de voir sa sale gueule de rat décharné bouffi par une demi douzaine de kilo de plomb US! Si j'avais su j'aurais acheté une place pour sur Jugement Dernier!!!
Ben Laden mort, les Guignols vont devoir se creuser la tête pour se réinventer!
 Un bien pour un bien (suite à la hausse du dollar)
 Ben Laden, 10 ans : Champion du Monde inconstesté du cache-cache...Ça fait cher la partie de cache-cache pour ce cochon
- Ben Laden serait dans Secret Story 5 avec comme secret "j'ai été en cavale pendant presque 10 ans"
- Only Forrest Gump can run forever !!
- We all know Jack Bauer did it. I dont see why President Obama is trying to take credit for this...
- Ok, folks this is great BUT does it matter? you cut off this snakes head and three more will grow back in its place...
- Les affaires vont mal: "Ce domaine est mis en vente par son propriétaire." http://www.benladen.com/
 - On jette vraiment tout et n'importe quoi dans la mer.
- Obama réélu grâce à la mort de Ben Laden, ça c'est fait. Sarkozy réfléchit intensément à tuer Kadhafi lui même avant 2012.
- Il préfère la mort en mer
- On me dit dans l'oreillette que c'est Chuck Norris, Lee Marvin et ses delta forces qui ont attaqués Ben Laden... la classe nan ? 
- A prince gets married, the bad guy is dead. It's a real Disney weekend here on earth
- Comment apprendre aux générations futures à trier ses déchets quand les Etats-Unis jettent les leurs à la mer...
- Je vais enfin pouvoir me brosser les dents dans l'avion ?
- La semaine commence bien avec la mort de Ben Laden... malheureusement c'est pas le seul qu'il faut buter.


Un nom à retenir : Sohaib Athar, le mec qui a live-twitté l'opération sans savoir de quoi il s'agissait

10 ans de pub ayant mis Ben Laden en scène : http://goo.gl/7EKLd

Beckie répond à vos questions

Suite à vos nombreuses réactions et questions, Beckie vous répond. 

1. On fait comment pour s'assumer devant le FF potentiel au début ? 
Avant de s'assumer devant le FF il faut deja s'assumer soit même. Tout est question d'être sûr de soi, sûr de ce que l'on veut. Ne jamais flancher. Ne jamais montrer que l'on pourrait s'imaginer une seconde être prise pour une fille facile... Parce que cela ne vous viendrait jamais à l'esprit, n'est-ce pas ?! Du moins c'est ce qu'il faut que vous vous disiez. Une fois de plus c'est en assumant a 100% vos desirs que vous ne laissez pas le choix a l'autre de penser que vous etes quelqu'un qui sait ce qu'il veut et que ca n'a rien de sale, ou de dégradant. Vous connaissez vos envies, vos limites et vous foncez. Qui pourra vous le reprocher ? Ne tombez pas dans le panneau de celle qui essaye de faire croire qu'elle n'est jamais rentrée dans un macdo alors que c'est sa cantine. Je ne sais pas...je suis un peu genee...je ne fais jamais ça d'habitude...!
PATHETIQUE qu'on se le dise!

2. Comment lui faire comprendre qu'on ne veut pas d'attache ?
En lui disant, tout simplement !  
Rien n'excite plus un mec qu'une femme fatale qui dit ne pas vouloir d'attache. Expliquez lui que vous ne cherchez rien en particulier, que vous l'aimez bien et que vous avez envie de vous amuser avec lui. À condition, bien sûr, qu'il soit d'accord.
Ne commencez pas à lui exposer les regles, mais respectez les secrètement, comme si elles étaient évidentes a vos yeux : 
- Ne jamais le présenter a votre famille ou vos amis
- Le voir seulement en rentrant de soirées
- Ne jamais remplacer une soirée pour le voir
- Ne jamais prendre de Brunch ensemble
- Ne jamais faire de sortie ou l'on pourrait vous croiser ensemble au risque de rendre l'histoire beaucoup trop officielle
- Ne jamais rien poster sur son wall Facebook et ne jamais accepter qu'il le fasse en retour
- Ne jamais l'appeler la journée. Rester sur les textes.

Bref, à vous de gérer en fonction de votre force et des limites que vous voulez imposer avec lui.

Attention, si vous vous rendez compte que le FF peut devenir un PLD
(potentiel longue duree)... Prochain article!